Les placements garantis liés au marché, un bon achat?

Vous avez peut-être déjà entendu parler des placements garantis liés aux marchés financiers. La plupart des banques offrent de tels produits. Récemment, j’ai reçu une promotion de Desjardins qui a attiré mon attention: un placement garanti à 100%, mais dont le taux de rendement, variable, peut atteindre un maximum de 9.89% (plutôt que le taux maximum normal, autour de 8.5%) par an sur 5 ans (60% de rendement maximum au total). Il est à noter que si le capital est garanti, le rendement, lui, pourrait être nul si les marchés sont négatifs après cinq ans.

J’ai finalement investi 4500$, soit le montant que j’ai reçu pour un premier contrat que j’ai réalisé cet automne. Je fais ainsi une pierre deux coups, car ça me permet de séparer les rendements afin de continuer à rapporter des bilans « retraite totale » (ma situation si je n’avais pas eu de revenus de travail supplémentaires).

Caractéristiques du produit que j’ai acheté

  • placement garanti à 100%
  • aucun rendement garanti
  • rendement lié aux prix de l’action de 20 entreprises canadiennes de grande taille (liste dans le prospectus)
  • aucun rendement lié aux dividendes
  • pas de frais de gestion
  • rendement maximum de 60% après 5 ans. Si le panier de 20 entreprises fait 68%, on obtient 60%
  • le placement est figé pendant 5 ans (vous ne pouvez pas le retirer)

Je ne suis pas un grand fan en général de ces produits, mais elle attire mon regard ces jours-ci. Voici quelques avantages et inconvénients que je vois à ces produits:

  • après presque 10 ans de hausses, les marchés boursiers semblent à risque pour les prochaines années. Les marchés pourraient-ils être plus bas dans cinq ans qu’aujourd’hui? Rien n’est impossible. Ces produits offrent une protection du capital: vous êtes certains de ne pas perdre de capital, même si l’inflation, elle, peut la gruger.
  • à 60% sur 5 ans (soit environ 10% de rendement annuel), je ne crois pas qu’on limite beaucoup son rendement potentiel par rapport à investir l’argent soi-même. Je serais très surpris que les marchés grimpent de 60% d’ici 5 ans, même si c’est possible.
  • le « coût » de l’assurance est composé de deux aspects: 1) le plafond imposé sur le rendement (qui me semble minime), et 2) les dividendes qu’on ne reçoit pas. Comme les 20 titres du panier comportent plusieurs entreprises versant des dividendes importants, on se prive d’un bon 2-3% de rendement annuel selon mon estimé rapide. Le vrai coût est donc là. 
  • le produit ressemble à l’achat d’un FNB composé de 20 actions, ainsi que l’achat d’une option de vente dans 5 ans au prix actuel combiné à la vente d’une option d’achat au prix actuel +60% dans cinq ans.
  • cette alternative, qui serait d’acheter un FNB contenant des titres du TSX, par exemple, auquel on ajoute l’achat d’une option de vente au prix actuel dans cinq ans, ainsi que la vente d’une option d’achat au prix actuel +60%, coûterait plus de 3% par an. En fait, il est difficile d’acheter des options qui viennent à échéance dans plus de 3 ans. Les plus éloignées que j’ai trouvées viennent à échéance en décembre 2020 et coûtent 12% du prix actuel (environ 3.6% par an). On peut extrapoler que le taux annuel serait le même sur cinq ans. Quant à la vente de l’option d’achat à un prix de 60% plus élevé, ce n’est pas possible présentement, mais cette option ne vaut pas plus de 0.5% par an à mon avis. Sur 5 ans, donc, s’il était possible d’obtenir le produit équivalent à l’aide d’options, le coût serait autour de 3.5% par an selon mes calculs, donc davantage que le dividende auquel on renonce avec le produit Desjardins
  • À première vue, ce produit me semble donc intéressant, puisqu’on paie moins cher que l’équivalent en options pour une protection similaire, sans avoir à gérer des options
  • Même si on ne profite pas des dividendes directement, on profite de la croissance des dividendes via l’augmentation de la valeur du titre qui suit cette croissance
  • Ma seule expérience avec ce produit, c’est via ma conjointe. Elle avait acheté en 2007 pour 10,000$ d’un produit similaire. À la suite du crash de 2008-2009, Desjardins avait mis fin au programme disant qu’il semblait impossible que les rendements soient positifs à l’échéance (et ils ont eu raison car en 2012 les marchés étaient encore au moins 10% sous la valeur de 2007). Desjardins lui avait remis alors son 10,000$ au cours de l’année 2009. C’est donc une expérience positive, puisque son capital en 2012 aurait probablement été 10% plus bas si elle avait investi l’argent en actions en plus de vivre une baisse temporaire de 50%.

Est-ce un bon placement pour vous?

Si vous souhaitez protéger une partie de votre portefeuille, que vous êtes prêts à limiter à 10% le rendement annuel de votre placement, que vous êtes certain de ne pas avoir besoin du capital pour plusieurs années, qu’un rendement nul est acceptable et que vous souhaitez capturer la majeure partie du potentiel haussier des prochaines années (moins environ 3% de dividendes que vous ne recevrez pas), un produit de genre « Placement garanti lié aux marchés » pourrait être un atout additionnel dans votre portefeuille.

23 réponses sur “Les placements garantis liés au marché, un bon achat?”

  1. MrJack,
    Il y a eu plusieurs produits similaires sur le marché au fil des ans. Je ne crois pas qu’un produit soit bon ou mauvais en soi. Il faut juste qu’il réponde à nos besoins et ne coûte pas trop cher de frais. Tu sembles avoir bien fait tes devoirs!

    Mais, disons que statistiquement, au cours des 5 prochaines annees, une correction majeure du marché ou un rendement faible soit plus probable qu’improbable… alors au pire tu perds l’inflation sur ton capital. Mais comme le passé n’est pas garant du futur, on pourrais bien se retrouver à ne pas vivre de nouvelle correction avant 6 ans ou 8 ans… alors tu te donnes l’opportunité d’aller chercher l’essentiel du rendement potentiel futur que tu aurais eu autrement.
    C’est pas fou…

    Il n’y a pas d’autres clauses ou petits caractères? Une banque ne va jamais perdre d’argent avec un produit. Je pars tjrs de ce principe. Donc selon ma compréhension de ce que tu dis, leur profit est le dividende? Mais selon ce que tu dis, le cout des options seraient egal ou superieur au dividende…. s’il l’est pour toi (bien que l’option 5 ans n’existe pas sur le marché), le coût d’assurance devrait etre similaire pour la banque aussi.
    Comment la banque fait son $$$? Seulement avec le rendement au-dessus du plafond?
    Mais c’est une banque… leurs actuaires ont du se dire la meme chose que moi.. il y a plus de chances qu’un crash ou qu’une periode de faible rendement se produise que de voir le marche gagner + de 10% par an au cours des prochains 5 ans…

    Bref, ça ne fait pas 1+1=2 dans ma tete pour l’instant. Je ne verrais pas l’interet de la banque a vendre un produit qui a plus de chances de leur rendre un rendement nul que positif… a moins que leur cout d assurance soit vraiment inferieur au dividende, qu’ils estiment que le dividende a plus de chance de croitre ou d etre maintenu que coupé et qu’au volume il y ait du profit interessant.

    Je vais aller lire ça de plus près. 🙂 merci pour le partage!
    J’avais oublié ces produits au fil des ans… il y en a tellement.

    1. En fait, avec les options, c’est difficile à reproduire, pour ça que j’ai essayé de deviner… mais j’ai sans doute mal évalué leur coût en y repensant.. acheter un put à plus long terme devrait être moins cher, et non pas plus cher.

      C’est mon réflexe: un put de 6 mois est plus cher qu’un put de 3 mois, parce que la probabilité de correction après 6 mois est plus grande côté timing. Mais 5 ans vs 3 ans, c’est probablement l’inverse. Plus le terme est long, plus les chances de correction sont élevées, mais plus ça laisse de temps pour une remontée. Donc acheter un put dans 15 ans au prix actuel, en théorie ne devrait pas coûter très cher car le marché est très rarement plus bas 15 ans après une date donnée. D’ailleurs Warren Buffet avait vendu de tels puts long terme entre 2000 et 2010 et ils sont payants à date malgré 2008-2009.

      Donc possiblement que 1) le put est moins cher que ce que je disais et 2) le call vendu pour limiter le gain vaut un peu plus cher.

      Comme toi, je suis persuadé qu’ils ont calculé faire de l’argent en moyenne, bien sûr, mais comme produit d’assurance, ils peuvent perdre et ça fait partie du risque qu’ils assument.

      Mais ça reste que ce genre de résultat, échanger une limite sur le gain possible contre une limite sur la perte possible, c’est exactement le genre de choses qu’un retraité aimerait faire facilement.

      Avec un taux de retrait de style 4% ou 3.5%, on sait que la majorité des scénarios nous apporterait plus d’argent que nécessaire, que beaucoup vont rapporter juste assez et qu’un faible nombre risque de nous mettre dans le trouble. Échanger une couple de scénarios qui nous rend riche pour éliminer ceux qui nous mettent dans le trouble, j’aimerais bien. Pour ça que j’explore ce genre de produits. Mais bon, on s’entend que 4500$, ça protègera pas grand chose ici, c’est 0.6% de mon portefeuille 🙂

  2. J’ai présentement ce genre de placement avec des échéances de 3 ans et de 5 ans. J’ai encaissé le premier il y a quelques mois, 3.6% de rendement annuel pendant 3 ans, action canadiennes. Ce montant est maintenant en FNB.
    Ce qui me ‘bug’ c’est la date d’échéance prédéterminée. Si le marché n’est pas bon à cette date-là, je ne peux pas décider de conserver le placement et d’attendre.
    Ça offre quand même une tranquillité d’esprit par le capital garanti.

    1. Dépendemment des dates, ce rendement semble correspondre au rendement du TSX, mettons que c’était de octobre 2014 à octobre 2017 (environ +11%).

      Effectivement, le fait que c’est à date fixe peut être un inconvénient. On peut le voir aussi comme un avantage car ça pousse les gens à ne pas essayer de timer le marché.

  3. Dans le temps, il y a environ 7-8 ans, mes parents et moi, on s’était fait offrir par un planificateur financier d’investir dans des fonds communs de placement avec cristallisation. On nous garantissait la protection notre capital initialement investi si on le laissait là pour 10 ans (de mémoire).

    1. 10 ans, la protection du capital est rendue pas mal inutile. Déjà, 5 ans, c’est limite: en prenant n’importe quelle date, la probabilité que le marché soit plus bas 5 ans plus tard n’est pas très grande, mais ça arrive.

      Mais pour ce placement, j’hésitais entre mettre sur 5 ans dans un certificat garanti à 2% ou ça. La barre n’est pas très haute 🙂

  4. Oui, je n’y avais pas adhéré dans le temps.

    Mais j’avais pas mal moins de connaissances sur la bourse et j’étais plus influençable, alors le planificateur financier avait le beau jeu de tenter de nous faire adhérer à un produit du genre.

    La dernière fois que j’ai parlé à mon conseiller financier, c’est en 2014, alors qu’il avait essayé de me vendre une assurance maladie grave assez dispendieuse et contraignante à partir d’une histoire qui serait arrivée à l’un de ses amis… Tk.

    1. Ne me starte pas sur les conseillers toi-là 😉 La dernière fois que j’ai parlé à un conseiller financier, c’était en 2000 et elle m’avait recommandé d’investir dans un fond mutuel technologique canadien (dont genre 60% était Nortel). Quelques mois plus tard, le fond ne valait presque plus rien et ils l’ont simplement fermé.

      1. Je pense que Maxime parle de fonds distincts… la valeur est gelée… mais seulement pour un retrait en cas de décès et le fonds est a l’abri des cŕeanciers car c’est en fait une police d’assurance. Dans ce fonds distinct tu détiens un fonds commun de placement.

        Les conseillers financiers sont des vendeurs. Bcp ont une très mince formation à peine suffisante pour rencontrer les exigences minimales de l’AMF. Les banques arrivent à contourner dans certains domaines la nécessité d’avoir un permis… leurs conseillers ont alors souvent encore moins de compétences…

        J’ai passé des tas de permis.. que j’ai obtenu généralement apres 2 semaines d etude rapide de quelque livres sauf pour l’assurance vie qui comportait bcp plus de livres… j’ai pas trougè ça plus difficile que d obtenir mon permis de conduire.

        On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. Moi mes plus grandes richesses je ne les confie pas à des inconnus (mes enfants et mon argent).

        1. Oui, je pense que c’est ça. Ça ne m’avais pas été présenté sous ce nom, mais je suis allé voir les détails, et en gros, c’est pas mal ça.

          En plus, en cours d’année, je crois que le planificateur financier pouvait nous cristalliser à 2 ou 3 reprises la valeur de notre portefeuille après une augmentation de la valeur.

          C’était un produit de placement offert par Industrielle Alliance.

        2. En fait, je ne devrais pas m’en prendre aux conseillers, car ils font leur possible. C’est un domaine très complexe et comme tu dis, leur formation est souvent limitée.

          Mais y’a aussi le phénomène que les meilleurs conseillers ne restent pas à conseiller des gens qui ont 1000$ à investir. Ils s’occupent des gros comptes et les juniors conseillent les petits portefeuilles.

          C’est un problème je trouve dans le système financier… un vendeur ne devrait pas pouvoir s’appeler ton « conseiller financier ». Les gens moins éduqués en finances peuvent penser qu’ils agissent vraiment pour notre bien. Je ne dis pas que ces gens n’essaient pas d’aider de bonne foi, mais c’est le système en entier qui est bâti sur la vente: ils n’ont pas vraiment le choix. Bref, aux ceuzes qui me disent qu’ils ont un conseiller financier parce que ça ne les intéresse pas, les finances, je leur dis: prends-toi au moins un conseiller indépendant, qui ne te vend rien et que tu paies à l’heure et entends-toi avec lui pour que ça ne coûte pas plus que quelques heures par année, c’est-à-dire: garde-ça simple.

  5. Personnellement, dans mon travail, j’ai un rôle d’analyse, de suivi / inspection et de conseil.

    Lorsque je conseille, je le fait de façon indépendante, car je ne suis rattaché à aucune compagnie, alors si pour X problème, je leur conseille le pesticide Y, car c’est celui qui convient le mieux et qui a un meilleur rapport qualité/prix eh bien je le pense vraiment lorsque je le conseille, sans arrière pensée et pour aucun autre motif personnel.

    Tandis que si j’étais affilié à une compagnie en particulier, je ne pourrais que recommander leurs produits à eux et ce n’est pas vrai que cela rejoindrait toujours nécessairement le meilleur intérêt de performance et économique du producteur.

    De plus, je fais un travail beaucoup plus approfondi et minutieux que les simples vendeurs.

    Peu importe le domaine, le gars qui a les mains libres pourra toujours en faire plus et avec plus de franchise que celui qui a les mains liées.

    1. Exact. Malheureusement, ce n’est pas évident pour tout le monde. Quand ma grande-tante Isabelle suit les conseils de son conseiller financier de Desjardins, elle lui fait confiance. Mais même chez Desjardins, ils ont des impératifs de vendre leurs produits et le conseiller ne va pas s’intéresser aux frais de gestion et ce genre de considérations.

      C’est un peu triste comme problème, car c’est tellement majeur dans la vie d’une personne, les finances, et la plupart du temps, c’est laissé entre les mains d’une personne qui n’a pas vraiment votre intérêt à coeur, du moins, pas autant que les gens le méritent pour qu’on gère l’épargne qu’elles ont gagné toute leur vie.

      1. Lorsque j’étais au B.A.A., il y a quelques années, lors de nos travaux de groupe, j’ai connu plusieurs coéquipiers travaillant pour le mouvement coopératif de feu Alphonse. En discutant avec eux, j’ai appris qu’un virage  » vente  » avait été pris et qu’ils avaient dorénavant plus de pression (objectifs) pour de la vente des produits financiers maison et l’offre de produits financiers croisés aux  »membres  » du mouvement.

        Bref, tu dois conseiller, mais tu dois aussi te démarquer comme vendeur et sur des produits spécifiques à forte marge. Dans ce cas, vu la complexité des produits financiers avec toutes les restrictions et petits caractères qui les accompagnent, si tu ne travailles pas là-dedans, ce n’est pas facile de savoir si on se fait passer une petite vite ou pas, ou de façon plus nuancée, si c’est le produit le mieux adapté à notre situation au niveau du rapport qualité / prix / flexibilité.

        Il y a des gens qui ont encore la perception que l’aspect coopératif de la chose va les avantager, mais pas nécessairement. Il faut magasiner ses services et la fidélité envers une entreprise n’est pas souvent récompensée. Au contraire, combien de nouveaux rabais et forfaits sont uniquement offerts au nouveaux membres? De plus, dans le secteur financiers, ils vont souvent essayer de vous garder lié à eux grâce à des frais de pénalité et d’échéance.

        Alors pour moi, c’est souvent gagnant de faire affaire avec des spécialistes indépendants. Un bon conseiller, va réussir à combler tes besoins avec les bons produits et à bon coût.

        Comme consommateur, au sens plus large du terme, je vise à devenir le plus indépendant possible envers les compagnies en tout genre.

        Comme travailleur, je vise à rester le plus indépendant possible dans la pratique de ma profession, par intégrité personnelle et honnêteté intellectuelle, quitte à me fermer des portes professionnelles et devoir travailler plus longtemps et plus fort que d’autres.

        1. À défaut d’un bouton j’aime: J’aime.

          Mais comme je dis, c’est malheureux car la majorité des gens n’auront pas cette indépendance, pour différentes raisons. C’est pour ça qu’en ce sens, le gouverne-maman et des programmes comme le RRQ, je crois que ça sauve bien la vie aujourd’hui de personnes âgées qui autrement peineraient à arriver. Pour nous les « indépendants », ça signifie une contribution obligatoire au RRQ qui n’est peut-être pas pour nous la plus rentable (par rapport à gérer nous-mêmes). Mais globalement, je pense quand même que ça apporte du bon dans la société.

          Pour ça que je suis souvent partagé sur les programmes sociaux. Le filet protège ou profite à des abuseurs et nuit aux gens plus productifs, mais il aide aussi des démunis. Et dans le cas des finances, c’est malheureux mais le nombre de démunis est particulièrement élevé.

          1. En même temps, dans notre situation, en visant/atteignant une retraite hâtive, le fait que plusieurs programmes et services sociaux soient offerts par l’état et collectivement financés, ça nous permet aussi de pouvoir se prévaloir de plusieurs services  » gratuitement  » (même si nous aurons payé notre part via des impôts passés notamment) et ça permet aussi de se garder une plus petite marge de sécurité / poste de dépense pour des dépenses reliées à la santé par exemple.

            Le RRQ est un rempart du dernier espoir. Il ne devrait jamais être ciblé comme objectif premier. Si tu n’as rien d’autre que ça à la retraite, alors c’est un échec. Encore pire, c’est de se fier à la loterie pour financer sa retraite.

            En d’autres termes, au Québec, on est dans un système fiscal assez défavorable pour les hauts salariés, mais assez favorable pour les familles et gens avec moins de revenus par rapport aux services, programmes et aide financière gouvernementale dont ils peuvent bénéficier compte-tenu de leur situation. Les investisseurs et les entrepreneurs aussi nous sommes avantagés.

            Pis le problème avec plusieurs services, ce n’est pas tellement la qualité, que l’accessibilité et la gestion qui clochent. On part d’un bon principe, mais on l’exécute mal.

            Ça prend une base de protection parce que y’a toujours un certain pourcentage d’une population qui sont extrêmement vulnérables et démunis, mais quand tu paies et que tu n’as pas accès en un temps raisonnable lorsque tu as besoin, c’est là que ça pose problème et que le lien de confiance se brise.

            Le privé permet souvent de faire sauver de l’argent au gouvernement. Il ne lui en coûte pas, car un client/citoyen/patient qui va au privé et qui se le paie, va continuer quand même de financer le publique et libérera sa place pour quelqu’un d’autre .

            Notre communauté sur l’indépendance financière et la retraite hâtive, nous sommes un peu dans un bulle parce que nous avons des connaissances au-dessus de la moyenne sur ce sujet et puisque ça tombe bien, ces connaissance sur ce sujet, combiné à un certain talent et une discipline d’exécution, vont avoir des grandes conséquences positives à long terme sur nos vies. C’est plus utile que de savoir jouer de la flûte à bec avec ses narines, mettons.

            Or, ça devient facile dans ce temps-là de juger les autres et de se demander pourquoi ils ne font pas ceci ou cela. Comme un nutritionniste pourrait analyser mon comportement alimentaire et me mentionner des erreurs évidentes à ses yeux, mais qui ne le sont pas forcément pour moi. D’où l’importance aussi d’avoir une bonne capacité à s’auto-instruire et savoir bien gérer les différents pans et aspects de sa vie.

            Et le blogueur masqué le mentionne bien. 2 choses importantes à s’occuper soi-même: Argent et Famille. La première pour les possibilités qu’elle offre (liberté de gérer son temps, entraide envers d’autres gens, possibilité de s’accomplir, etc.) et la seconde parce qu’une famille unie et aimante, ça ne se remplace pas par rien d’autre.

          2. Le RRQ est le dernier espoir, parce que justement les montants sont plutôt faibles… mais imagine si ça n’existait pas.. des gens seraient littéralement à la rue et ce, après avoir travaillé toute leur vie.

            Mais je suis quand même d’accord pour le lien de confiance… je suis sur une liste d’attente depuis longtemps pour un médecin de famille. J’ai consulté un médecin en allant au sans rendez-vous, mais y’a fallu que je fasse 3 cliniques avant d’en trouver une qui accepte les nouveaux dossiers. Sur le coup, je dois dire que j’étais un peu frustré, sachant que j’ai versé sans doute plus de 400,000$ en impôts dans ma vie dont une bonne partie sert à payer les frais de santé… mais comme tu dis, je serai désormais un bénéficiaire, même si je vais sans doute rester un contributeur net.

  6. Je viens de finir le livre de Fabien Major: Petits secrets et gros mensonges de votre banquier.

    Et… c’était très divertissant …:)

    1. TD a subi une correction cette année en lien avec des pratiques douteuses. Wells Fargo a reconnu des pratiques à la limite du criminel. Wells Fargo: +13% dans les 12 derniers mois. TD: +17%. ’nuff said.

      1. Salut Mr. Jack,
        Sans oublier Desjardins et des infractions de vente: http://affaires.lapresse.ca/economie/services-financiers/201708/01/01-5121067-desjardins-15-million-en-amendes-pour-des-infractions-de-vente.php

        Personne ne veut l’étiquette de vendeur. Peu importe le domaine…. les vendeurs sont devenus « représentant », « démarcheur », « associé », « conseiller ». Il est difficile d’avoir des conseil indépendants. Ne serait-ce que chez le garagiste ou chez le dentiste. Et quoi dire des médecins qui se font dorloter par les cocmpagnies pharmaceutiques? Puis des compagnies de vaccin qui veulent. Lis faire croire qu’il faut de vacciner contre tout ce qui existe. C’est triste mais on vit a une époque où l’abondance d’information et le mercantilisme nous rend ignorants et méfiants.

        Bravo pour ton nouveau blog. Je commence à peine à le parcourir. C’est plaisant de trouver des gens qui s’intéressent aux même sujets et qui se posent les mêmes questions que moi.

        Pour les produits garantis liés au marché, si je ne me trompe pas, chez Desjardins, ils prennent ton 1000$, puis investissent ce qu’il faut dans du taux sans risque afin de pouvoir te redonner ton 1000$ dans x années. Supposons qu’ils gardent ainsi 900$, ils sont certains de pouvoir te donner 1000$ dans 5 ans, mettons. Ensuite ils prennent le 100$ restant puis l’investissent dans des options d’achat sur les titres mentionnés en petits caractères. Dans le pire des cas les options valent zéro et ils te remettent ton capital. Dans le meilleur des cas les options prennent beaucoup de valeur et Desjardins te donne une partie de ce gain jusqu’à concurrence du maximum promis.

        Peut être que pour s’assurer un bénéfice même en cas de chute des marchés ils se gardent un montant plus élevé que ce qu’il faut pour garantir le capital, disons 950$; mais alors il reste très peu d’argent (50$) pour pouvoir investir dans les options d’achat. Enfin, peut être qu’eux aussi financent une partie de leur achats d’options en vendant des options d’achat avec un prix de levé au dessus de ce qu’ils ont de besoin pour payer le rendement maximum au client.

        J’arrête ça là et vous laisse tranquilles!

        Au plaisir!

        Ned

        1. Bonjour Ned, content d’avoir de tes nouvelles 🙂

          Effectivement, possiblement qu’il y a moyen d’obtenir le rendement dont tu parles avec une faible quantité d’options et le reste dans des certificats de placement garantis… je vais me pencher sur la question pour voir si je peux reproduire un résultat similaire par mes propres moyens, à meilleur coût.

          L’idée d’avoir un rendement annuel entre 0% (min) et 10% (max), je trouve ça quand même intéressant par les temps qui courent, même si ça signifie renoncer à 2-3% de rendement.

  7. J’ai eu la même publicité que vous et j’ai aussi participé à ce PGLM qui était là pour un temps limité. J’y ai mis 5000$. J’ai eu les mêmes réflexions que vous. J’aime prendre des PGLM j’en ai plusieurs certains pas mal plus avantageux que d’autres 🙂 mais je trouve ça important qu’un pourcentage de mon porte-feuille soit garanti et c’est en utilisant ce produit de desjardins que je fais cela.

    1. Oui je crois qu’il s’agit d’une forme intéressante de diversification et de protection. Il y a bien sûr un coût, mais en général, réduire la volatilité de son portefeuille en achetant un peu d’obligations, des certificats ou d’autres produits qui protègent le capital ne change presque pas le rendement moyen, mais ça peut réduire beaucoup la volatilité. Ça rend les montagnes russes plus confortables !

      On le voit très bien avec des portefeuilles Canadian Couch Potato, où le rendement moyen sur 20 ans pour un portefeuille de 45% d’actions a donné 6.42% de rendement annuel, alors que 100% d’Actions a donné 6.63%, à peine plus.

      Par contre, la pire année de 100% d’actions était une baisse de 31% vs une baisse de 14% avec 45% d’actions pures. Je suis prêt à perdre 0.20% de rendement et mieux dormir la nuit 🙂

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