Objectifs 2018

Il est toujours bon de se fixer des objectifs dans la vie. Je dirais que c’est d’autant plus important quand on a notre destinée entièrement entre nos mains, comme retraité: autrement, on risque de sombrer dans l’oisiveté, alors qu’en réalité un monde de possibilités s’ouvre à nous. Je suis de ces gens qui ont beaucoup d’énergie quand ils en dépensent beaucoup: plus j’en fais, plus j’ai le goût d’en faire, mais l’inverse est également vrai!

Réduire ma consommation de viande. Nous avons adopté une sorte de diète flexitariste. Une bonne partie de notre alimentation est végétarienne, mais nous consommons encore de la viande (surtout de la volaille), des produits laitiers, oeufs et du poisson. On aimerait réduire encore plus la partie viande de notre alimentation: pour des raisons de santé, pour l’environnement et parce que nous aimons les animaux: les conditions d’élevage étant généralement horribles, nous sommes conscients d’y contribuer par notre consommation. Je ne crois pas que nous serons végétariens bientôt, mais je crois qu’on peut réduire notre consommation encore plus que ce que nous faisons présentement. Il se pourrait aussi qu’on limite notre consommation à de la viande d’élevage éthique et bio, auprès de fermiers de famille.

Moins de viande, plus de radis. Mais j’aime pas les radis, et c’est un poivron sur cette photo. Mauvais choix éditorial.

10,000 pas par jour sur une base annuelle. Ma moyenne actuelle est de 6600, la commande est donc énorme. Quand il fait -872 comme ces jours-ci, le nombre de pas est évidemment réduit. Mais l’été, je peux facilement atteindre 15,000 ou plus certains jours. En 2018, un certain nombre de facteurs devraient aider. Depuis que j’ai quitté mon emploi, je sors dehors beaucoup plus qu’avant, même l’hiver. Cet hiver, nous voyagerons quelques semaines en Europe, ce qui devrait aussi aider par rapport à l’année dernière. Ça reste un objectif très ambitieux considérant que dans les 12 derniers mois, je n’ai jamais atteint une moyenne mensuelle de 10,000 pas, le mois le plus élevé étant juillet avec 9500 pas.

Je ferais sans problème 10,000 pas par jour dans un tel environnement

30 minutes d’exercice intense, 3 fois ou plus par semaine. Marcher c’est facile. De l’exercice intense, ça me demande une plus grande motivation. Selon ma montre, mon VO2Max autour de 39 en été, ce qui à mon âge est à la limite de « bon« . Mon objectif est d’améliorer cette valeur en 2018. Comme activité, je fais du jogging et du vélo l’été, de la raquette l’hiver, ainsi que du workout de type HIIT en suivant des vidéos sur YouTube (Fitness Blender pour être précis, ils sont excellents!)

Courir ou mourir. Bon c’est pas aussi dramatique que ça quand même. Reste que ce sont deux verbes pour lesquels je ne sais jamais s’il faut un ‘r’ ou deux ‘r’, comme nourrir. Le rapport? Y’en a pas.

Dormir 7 heures ou plus par nuit en moyenne. Pour des raisons obscures, j’ai des problèmes de sommeil depuis deux mois. Je me réveille fréquemment pendant la nuit. Plus le matin approche, plus je mets du temps à me rendormir. Comme je me lève en même temps que ma blonde lorsqu’elle travaille, à 6h30, et que je vais au lit vers 23h, ça me laisse 5h en moyenne de sommeil. J’ai employé diverses stratégies pour améliorer la situation. J’ai essayé la restriction du sommeil: me coucher vers minuit et demi, dans l’espoir que la fatigue me ferait dormir sans pause jusqu’au matin. Ça n’a pas fonctionné: je me réveille souvent quand même. Depuis que ma blonde est en congé pour les fêtes, je me couche plutôt vers 22h30 et je me lève vers 7h30. Ma nuit est encore ponctuée de réveils fréquents, à toutes les 1h30 ou 3h (ça un lien avec les cycles de sommeil, je me réveille toujours à un multiple de 1h30 après mon heure d’endormissement), parfois longs (30 minutes à 1h), mais au total j’atteins maintenant environ 7h de sommeil. Lorsqu’elle reprendra le travail, je devrai décider soit de rester au lit pour maintenir ce rythme, soit me coucher plus tôt (vers 21h30 par exemple). Car après deux mois avec 5h ou moins de sommeil par nuit, y’a des journées où j’avais juste pas d’énergie pour faire grand chose.

J’ai toujours été inspiré par les chats. Si calmes quand ils dorment, mais pourtant, toujours à l’affût, prêts à bondir et attraper une mouche ou une ombre qui les menacent.

Tester la vie à l’étranger. J’ai toujours voulu savoir si j’aimerais vivre à l’étranger, l’hiver en particulier. Cet hiver nous allons faire un ou deux tests. Nous avons choisi le Portugal: pays dont le coût de la vie est relativement bas, dont la météo est relativement clémente pour un pays de l’Europe de l’Ouest, qui n’est pas trop loin en avion, sécuritaire. N’importe quoi qui sortirait de ces critères ne ferait pas notre affaire. La Thaïlande c’est trop loin pour nous, l’Amérique du Sud trop aventureux. On est des voyageurs pépères. Durant notre voyage, on va regarder les prix des logements, de l’épicerie et observer dans une perspective un peu différente de nos autres voyages en touristes: plutôt en mode prospection. Honnêtement, je serais bien surpris que nous arrivions à la conclusion que la vie d’expat est pour nous. Mais qui sait?

Vivre l’hiver à l’étranger, j’y ai souvent rêvé, mais le veux-je vraiment?

Tester la vie en VR. Dans un ordre d’idée similaire, nous voulons louer cet été un VR et traverser le Canada d’un océan à l’autre, puis faire le trajet inverse via les États-Unis. On a évalué plein de possibilités, dont l’achat d’un VR. On est arrivés à la conclusion qu’on devrait louer avant d’acheter, car les VRs qui nous intéressent, des Classe B style Safari Condo, sont non seulement chers, mais petits. Alors si on vire fou par le manque d’espace après deux semaines, disons que c’est cher payé pour l’apprendre. D’où la location pour quelques semaines.

Peut-on vivre plusieurs semaines à deux dans vingt pieds carrés d’espace, beau temps, mauvais temps? Peut-être, peut-être pas…

Me trouver de nouveaux buts dans la vie. En anglais, il y a un terme que j’aime bien: life purpose. Il n’y a pas de terme français qui me convienne. Objectif de vie? Vocation? But dans la vie? J’ai rapidement réalisé une chose depuis mon départ du monde du travail: voyager, me garder en forme, rénover, cuisiner des affaires maison, m’occuper de mon jardin, ça ne me sufirait pas. Je suis un gars ambitieux, mais réservé, qui a besoin de se sentir utile dans la vie. Je n’ai pas besoin qu’on me dise que je suis bon, mais j’ai besoin de me sentir bon à quelque chose. Je suis même plutôt compétitif. Mais un drôle de compétitif: ça ne me dérange pas que les autres ne sachent pas que je suis meilleur. Mais je suis comme ça: je suis drivé par l’accomplissement. Quand j’ai débuté mes cours de violon, j’ai voulu être le gars qui apprend le violon le plus vite au monde. Alors je me comparais avec du monde sur YouTube et j’étais bien content de faire mieux qu’eux après un an, deux ans de pratique. Au travail, je pouvais satisfaire ce besoin en étant bon dans mon domaine. Le travail me permettait d’essayer d’exceller dans divers domaines: gestion, côté technique, parfaire mon anglais, etc. J’avais aussi des motivations extérieures: les bonus, la reconnaissance des pairs et du patron, le succès du produit sur lequel je travaillais. En 2018, je dois me trouver de nouveaux buts pour satisfaire ce besoin d’être utile, d’exceller et de gagner.

Cet escargot s’est fixé comme objectif de grimper le mur. J’ai deux questions pour lui: s’il atteint le sommet, sera-t-il plus heureux? Est-ce que la voie vers le bas du mur aurait été un meilleur choix? Ça l’air con à dire comme ça, et ça l’est.

Faire du bénévolat. C’est lié à l’objectif précédent, mais celui-ci est déjà identifié. Quand je travaille, je donne 2% de mon salaire à des oeuvres de charité. Comme je ne travaille plus en dehors de quelques contrats, j’aimerais continuer à donner, mais c’est du temps que j’ai désormais. Mes revenus sont trop serrés pour continuer à donner 2000$ par an. J’ai quelques idées: amoureux des animaux, je pourrais aller promener des chiens dans des refuges. Une autre cause que j’ai identifié: aider à l’intégration des immigrants (francisation, notamment). J’aimerais débuter par quelque chose qui ne m’engage pas trop immédiatement, pour essayer d’abord.

Parce que d’autres sont moins privilégiés, mais aussi, égoïstement, pour rencontrer des gens et me sentir utile, le bénévolat est un mélange d’égocentrisme philanthropique et je vis très bien avec ce fait.

Combler un certain vide social. Même si je suis de nature assez solitaire et indépendante, j’ai quand même besoin de société. Contrairement à d’autres, je suis seul dans mon aventure: Mlle Jennie continue de travailler, de sorte que ma retraite, je la vis essentiellement seul. J’ai réalisé que la plupart de nos amis sont des couples avec enfants, dont les deux membres travaillent. Ces amis, on les voit essentiellement en couple, par exemple lors de soupers. À part mes chums de jeux de carte que je vois de temps en temps, et d’autres que je vois quelques fois par an, je réalise qu’en semaine, pendant que tout le monde travaille, je n’ai pas grand monde avec qui passer du temps. À partir de février, Mlle Jennie sera en sabbatique jusqu’en septembre. Cette période est réglée. Ensuite à partir de janvier suivant, elle pourrait tomber à 4 jours par semaine. Reste qu’en 2018, je veux trouver des activités comportant un certain volet social. Quand je travaillais, en fait, il y avait trop de social dans ma vie: des 5 à 7, des activités de toutes sortes, des meetings, des invitations à des BBQ ou une soirée de billard par des collègues, des dîners avec des clients, le party de Noël, le party d’Halloween, le party annuel de la compagnie, les dîners à la cuisine, le baby-foot… comme c’était trop pour moi, je refusais plusieurs invitations ou événements. Mais un certain retour de balancier sera nécessaire pour que je maintienne une certaine santé mentale 🙂

Quand je travaillais, je mettais des écouteurs pour ne pas entendre mes collègues. Maintenant, je mets parfois la radio pour entendre quelque chose. C’est beau le silence, mais parfois ça ne fait qu’amplifier le bruit dans ma tête. Bon je dis ça de même hein, faut pas chercher trop à philosopher non plus.

Apprendre. Je pensais qu’avec plus de temps, je pourrais en consacrer davantage à apprendre. J’aime apprendre. J’aime lire. Pourtant, depuis mon départ, j’ai réduit mon temps de pratique sur mon instrument de musique, j’ai presqu’arrêté l’apprentissage de langues étrangères (je pratiquais 15-20 minutes par jour auparavant: italien, espagnol et portuguais). En fait, essentiellement, je passe beaucoup plus de temps dehors qu’avant, et les transitions entre mes activités sont plus longues. Du côté positif, j’ai suivi un cours en ligne, je me suis remis aux échecs, et j’ai légèrement augmenté ma quantité de lectures.

Le défi c’est d’apprendre plus qu’on oublie. Nous sommes un peu comme Sisyphe, sauf qu’au lieu de redescendre complètement la montagne, on peut viser de monter de 10 mètres, redescendre de 9 mètres, etc. Comme ça, on se couche 1 mètre moins bête chaque soir. Mais bête quand même.

Relaxer et apprécier ma chance.  Toute ma vie j’ai eu l’impression d’être dans un état d’urgence continuel. C’est dans ma nature. J’ai toujours eu l’impression de manquer de temps. Plus je manquais de temps, plus je voulais faire des choses, de sorte que dès que j’avais cinq minutes de libre, je les comblais avec quelque chose de nouveau. Soudainement cet été, je me suis retrouvé avec beaucoup de temps supplémentaire, tout d’un coup. Je n’ai pas vraiment réussi à en profiter pour calmer mon esprit. Je suis tout aussi speedé qu’avant :)J’ai encore de la difficulté à apprécier les moments les plus simples, ceux qui ne méritent pas de selfies. J’ai l’impression de perdre mon temps. Malgré les voyages, l’ajout d’activités sociales, le bénévolat et autres buts dans la vie, en 2018, j’aimerais décompresser, relaxer, et passer dans un autre mode. Moins d’urgence, plus relaxe, plus zen, et apprécier chaque instant, même si c’est un instant tout simple, sans grand projet, sans grande réalisation, sans selfie.

13 réponses sur “Objectifs 2018”

  1. Mr Jack, félicitations pour cet exercice de résolutions! Je constate que nos objectifs et différents défis se ressemblent beaucoup, néanmoins pour les « objectifs de fond » : rester actif, manger mieux, apprendre, participer à des activités de bénévolat et relaxer. Les autres objectifs sont plus personnels, et c’est très bien ainsi.

    Pour combler le vide social, est-ce qu’il n’y aurait pas de la place pour des activités de réseautage entre adeptes (et futurs adeptes) de l’indépendance financière?

    Je te souhaite une excellente année 2018!

  2. Salut Mr. Jack,

    Je suis en rattrapage sur mes lectures… Nous avons couru à gauche et à droite depuis quelques mois.

    J’ai beaucoup de plasir à lire ton blogue puisque je partage plusieurs de tes ambitions. Je pense que nos réalités sont très semblables. Seule différence, ma conjointe est aussi retraitée. Je pense que ça change beaucoup la dynamique.

    Présentement, nous sommes en mode voyage. Alors, je n’ai pas beaucoup de temps pour me questionner sur mon « purpose », mais je pense que ça viendra.

    Puisque nous souhaitons quitter le Québec durant les mois d’hiver (c’est également notre premier test cette année), je me cherche un projet qui pourrait m’occuper l’été. Peut-être que je jouerai le guide touristique pour les gens qui visitent Mtl.

    En tout cas, je te souhaite une année 2018 à la hauteur de tes ambitions. Et, surtout, la santé pour toute la petite famille.

  3. MrJack,
    Pour le flexitarisme, je ne peux que t’encourager… en passant faire écouter du mozart et faire manger des grains bio à des animaux ne change pas grand chose à la cruauté qu’ils vivent. Ça aide à se déculpabiliser et ça améliore un peu leurs conditions de détention (encore là faut voir… les poules en « liberté » c’est de la grosse bullshit…) et ça coûte pas mal plus cher. Reste que c’est de l’exploitation d’êtres conscients qui ont des émotions, des personnalités etc… Au final, on ne tue pas ce que l’on aime… d’autant que ça n’est pas nécessaire. Mais bon… fini la morale lol Je suis bien content de voir que de plus en plus de gens sont de plus en plus conscients que de consommer de la viande, c’est de commander la maltraitance et le meurtre de 37 milliards d’animaux par an, sans compter les milliards de poissons. Gandhi disait qu’on mesure la maturité d’un peuple à sa façon de traiter les animaux. On fait dur… le pays du bacon…

    Pour tes problèmes de sommeil, syndrome post-traumatique! Tu es institutionnalisé et là t’es sans repères. C’est pas des blagues… il y a de fortes chances que ça ait un lien. T’as passé les 40 dernières années de ta vie à avoir un horaire « obligatoire » et chargé. Là durant tes 6 premiers mois de retraite, t’as eu l’euphorie, l’impression d’être en vacances, t’as même pris un contrat… mais là, il y a le vide devant toi. Lol Je blague, mais à moitié! T’es comme un détenu qui vient d’être libéré après une longue peine. Va falloir te trouver un groupe de soutient lol

    J’ai bien aimé lire les petites blagues sous les photos. T’aimerais vraiment faire 10000 pas dans ce lieu? Ça sent le maringouin à plein nez lol

    Sans blague, je trouve intéressant de lire à propos de « l’après ». Tu as l’âge que j’aurai. Moi aussi je suis pas mal compétitif mais je n’ai pas besoin que les autres soient au courant. Etc.. moi aussi je vis tjrs un sentiment d’urgence et l’urgence de vivre aussi.

    Je te lis et je me vois dans bcp de tes traits. Je me demande comment je me sentirai une fois libre. J’ai deux enfants et ma femme sera là aussi. Eux seront en âge d’aller à l’école par contre. Je ne pense pas que je ressentirai le besoin de me lancer dans mille et uns projets impliquant d autres gens… je pense que de jardiner, écrire, programmer, faire de la robotique, montrer des choses a mes kids sera suffisant. On verra…

  4. Blogueur,

    Pour ça que je disais « bio et éthique ». Ça ne vient pas toujours ensemble. Mais souvent ce qui est bio, du moins dans les fermes de famille, est un peu plus éthique… j’ai perdu cette source car ils ont cessé leurs activités, mais il y a plusieurs années au lieu du boeuf j’achetais du bison élevé pas loin d’ici, d’un contact. Ses bisons étaient vraiment en liberté. Oui à la fin on tue l’animal, mais au moins les conditions lors de sa vie étaient meilleures que, disons, des boeufs d’élevage de masse.

    Sinon je reste partagé sur l’idée de « tuer des animaux ». La vie est cruelle dans la forêt, mais je suis conscient que nous avons le choix, contrairement aux loups et aux cougars. C’est probablement le meilleur argument pro-vegan.

    Pour le sommeil, ça tend à se replacer, mais tu as peut-être un peu raison quand même. J’ai peut-être une passe d’adaptation à terminer, c’est peut-être que j’ai été habitué à une dose de cortisol quotidienne et que je suis en manque 🙂

    1. MrJack, si le sujet t’intéresse, il y beaucoup de bons livres sur l’éthique animale. Quand tu parles de viandes « éthique » ça fait un peu grincer mes dents pour être honnête. C’est un subterfuge marketing… lol
      En général, il n’est pas considéré très éthique de les garder en captivité, de les tuer, de modifier leur génétique, de leur faire subir des accouplements forcés, de les faire souffrir, de leur enlever leurs petits notamment pour qu’on puisse boire du lait dont on n’a pas besoin, de les tuer ou de les manger, de porter leur peau en vêtement, de les priver d’avoir leur chance en tant qu’espèce et de les priver de leurs instincts naturels et de leur liberté etc… et ce même si on le fait « gentiment » et qu’on les tue avec « humanité » et « amour » (humanité? Amour? Et meurtre en même temps?) C’est quoi tuer avec humanité au fait? Lui chanter une berceuse en lui tranchant la gorge avec une lame neuve?

      Et physiologiquement, ce n’est pas nécessaire d’en manger et même les récentes études démontrent que la viande est bien plus nocive pour la santé qu’on ne le croyait.

      L’humanité, contrairement à la croyance populaire, ne s’est pas bâtie sur la viande, mais sur les céréales.

      Comme pour le 9 @ 5, on a pas mal tous été endoctrinés par l’industrie du lait et de la viande qui venait même jusque dans nos écoles nous bourrer de lait dans mon temps et foutre des vaches souriantes dans un beau pré verdoyant sur leur pinte alors que les vaches à lait vivent généralement dans des conditions parmi les plus atroces… et aucun argument pro-viande que j’ai entendu jusqu’à maintenant ne passe le test de la logique si on prend le temps de s’arrêter, de réfléchir et de se renseigner auprès de sources crédibles. Ils sont basés sur des sophismes et la tradition.

      Je mettrais dans la même boîte le fait de donner des biberons de préparation à un enfant (lait de vache modifié et supplémenté pour le rendre comestible et digestible et pour qu’il réponde aux besoins nutritionnels approximatifs d’un humain) plutôt que le lait naturel que sa mère (un mammifère qui lui fait exactement le lait qu’il lui faut) confectionne naturellement pour lui. Donne lui du lait de singe au moins.. c’est l’animal le plus similaire à l’homme…

      Dans le guide alimentaire canadien, la viande rouge a été retirée en 2017 et au niveau viande ou substituts, on recommande maintenant en premier de manger des substituts…

      L’argument de dans la jungle, la nature, la forêt… il ne tient pas ben ben la route. D’abord on n’est pas dans la forêt. Ensuite, on n’est pas des cougars… bonne chance pour attraper un cerf avec tes dents et le manger cru… on interdit même aux femmes enceintes de manger de la viande crue parce que c’est trop risqué… les carnivores n’ont pas ce problème. Ils bouffent des carcasses qui trainent au soleil depuis plusieurs jours sans problème. Dans la nature, les bêtes faibles ou malades se font attraper. Les forts survivent… nous on fait naître en cage par milliard des êtres qui n’ont aucune chance de faire quoi que ce soit d’autre que de crever et d’être dévorés… disons qu’on est loin de la loi de la jungle.

      T’es un gars brillant. Si tu prends le temps de te renseigner sur le sujet, ça pourrait devenir une de tes nouvelles passions! Lol tu pourrais militer pour PETA. Hehe! Ça te donnera un purpose! Et tu verras que les végétaliens sont de façon générale parmi les gens les plus curieux, cultivés et brillants que j’ai connu à date. Il y en a bcp dans la niche du early retirement d’aileurs et d’ailleurs nombreux sont nos génies qui étaient végétaliens ou végétariens même à l’époque de la grèce antique.

      La première fois que j’ai écouté Gary Yourofsky (https://youtu.be/9ivPJUypbVs) je l’ai fait en mangeant un gros steak saignant avec des patates parce que je suis un petit con arroguant et j’ai trouvé que c’était un petit con arroguant lui aussi (lol). Puis j’ai écouté Earthling (https://youtu.be/Yqa2Pj_HMyI) en mangeant un trio big mac avec un cheeseburger double avec bacon juste pour faire suer ma femme qui me gossait avec ses animaux.

      Ensuite, je disais des tas de trucs genre bullshit tout ça, faut manger de la viande, c’est la loi de la jungle, ça prend des protéines et bla bla bla… puis j’ai réécouté Gary et je me suis mis à regarder l’oeuvre de Jo-Anne McArthur (http://weanimals.org) et à lire sur l’éthique animale et à jaser avec des inspecteurs en alimentation et des gens qui travaillent dans les abattoirs…

      Puis j’ai rencontré la nutritionniste Anne-Marie Roy et aussi celle de l’hôpital Ste-Justine spécialisée en « régimes » végétaliens. Et je me suis mis à lire sur la biologie, la dentition et les systemes digestifs des carnivores vs herbivores et omnivores… c’est plutôt intéressant. La viande crue n’est vraiment pas faite pour notre système… t’as déjà vu un tigre, un lion ou un chien se faire cuire un steak toi? Et nos dents? T’es capable de déchiqueter la peau et la fourrure, les nerfs et veines d’un animal que tu viens d’abattre et de tout tout le manger tel quel? Nope! Ça va te lever le coeur… réaction naturelle parce qu’on n’est pas des carnivores.

      Et ma curiosité n’a fait qu’augmenter par la suite. Pourquoi? Parce que j’aime quand 1+1=2 et parce que je n’aime pas me faire bullshiter. Parce qu’il n’y a rien à gagner à défendre les animaux mais qu’il y a bcp à gagner pour le producteur de viande qui dépense des milliards en propagande publicitaire pour me convaincre que je vais mourrir et nuire à mes enfants si je ne mange pas de viande.

      Je sais que c’est non sollicité, mais c’est un sujet qui me passionne, pas parce que j’aime particulièrement les animaux… d’ailleurs je ne les aime pas tant que ça et je ne mangeais jamais de légumes avant, juste de la viande pis des patates, quekes carottes et des cochonneries… surtout de la viande et j’aimais ça. Mais parce que s’il y a quelque chose qui vient me chercher, c’est l’injustice. Et je trouve vraiment injuste de faire vivre chaque jour à des centaines de millions d’animaux les horreurs de Treblinka. Pour eux, il n’y a aucun espoir. Ils n’ont pas de voix pour se défendre, pas de mains pour créer des technologies, aucune possibilité de fuite… il n’y a que la souffrance et la mort et en plus on jette 50% de la viande aux vidanges. On les fabrique en série comme des meubles. Ils naissent échec et mat. Et je me demande qui nous sommes pour choisir leur destinée… Je sais qu’on a créé Dieu à notre image mais on pousse ça loin pour des être supposément intelligents et doués d’empathie.

      Dans le seigneur des anneaux, Gandalf disait à Frodon « Nombreux sont les vivants qui méritent la mort et nombreux sont les morts qui méritent la vie. Êtes-vous capable de la leur rendre? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser mort et jugement. »

      Bref, peut-être que ce sera ça mon purpose à moi… entre autres.

      1. Ça serait un peu lourd de partir un débat sur ce sujet dans une zone de commentaires 🙂 C’est d’ailleurs tellement controversé… je me suis déjà intéressé à la question, et je continue à lire sur le sujet quand je vois des articles passer… des scientifiques de renom sont dans les trois camps: l’homme naturellement herbivore, naturellement carnivore, naturellement omnivore… tant qu’à moi, c’est presqu’indécidable, mais je penche sur le côté omnivore de la chose. L’humain est très adaptable et sa capacité à bouffer un peu de tout l’a sans doute aidé à coloniser la planète, incluant le grand Nord ou on mangeait surtout de la viande. Mais anyway, ça ne change pas la partie qui est importante: si on est omnivores, on a donc le choix, si on a le choix, les autres arguments sont valides, et je suis d’accord avec une bonne partie d’entre eux.

        Ceci dit, points bonis pour avoir cité Gandalf 😉

        1. Les sujets les plus controversés sont aussi les plus intéressants. 😁 Ils ne sont pas controversés et ne soulèvent pas les passions pour rien.

          Merci pour les points bonis pour Gandalf lol

          1. En général, j’aime bien les débats d’idées. Ce que j’aime moins ce sont les débats qui impliquent des faits qui changent selon les sources. Le genre de discussions où tu dois vérifier 1000 faits, 1000 fois, parce que les sources se contredisent. Exemple: 20 sources qui semblent fiables disent qu’on a des dents de carnivores, 20 sources qui semblent fiables disent qu’on a des dents d’herbivore. Bon, entendez-vous sur les faits, vous me rappelerez quand ça sera réglé 🙂 mais je ne vais pas me mettre à éplucher 1000 articles pour décider ce que je pense.

  5. J’aime bien lire les résolutions des autres blogueurs :).

    C’est vrai qu’en ce moment, à -3000 degrés, vivre l’hiver à l’étranger serait doublement tentant :P.

    1. Sorcière,

      Moi aussi j’aime bien lire les objectifs et résolutions des autres! J’imagine qu’on connecte avec les gens quand on parle moins de chiffres et davantage de choses personnelles.

      J’ai réalisé qu’il n’y a aucun aspect financier dans mes résolutions 2018. Je vois ça comme une bonne nouvelle 🙂

  6. Je prévois aussi tester la vie à l’étranger. D’ici à l’atteinte de notre indépendance, on fait une croisière chaque année car on aime beaucoup cette façon de voyager et que ça permet de faire une « dégustation » de plusieurs pays. On arrête 5 à 9 heures dans un pays différent chaque jour, c’est cool! Notre dernière croisière, on faisait la mer baltique. Je pensais que j’aimerais les pays scandinaves (danemark, suède, norvège) … et finalement ça n’a pas cliqué avec moi! Je n’ai pas eu de coup de coeur…. J’ai découvert que j’adore par contre les pays de l’est (allemagne de l’est, lithuanie, lettonie) et je songe à y aller passer mes hivers malgré que leurs langues ne soient pas simples (sauf l’allemand que je parle déjà). Je vise donc pour mes prochains tests de voyage la Hongrie et ce genre de destination.

    Je trouve important de voyager pareil chaque année tandis qu’on est en mode accumulation de la cagnotte. En 2016, au retour d’un voyage en Alaska, mon mari s’est fait frapper par une voiture alors qu’il prenait une marche. Il a failli mourir et cela nous a convaincu du compromis de devoir dépenser un peu en cours de route au cas où.

    1. Oui je suis d’accord qu’il faut continuer à vivre. Je pense que l’idée revient à dépenser dans les choses qui nous apportent beaucoup et laisser tomber l’artificiel, ce qu’on fait pour les autres.

      Un bon exemple dans mon cas, c’est que je n’aime pas vraiment manger dans les restaurants ou aller au ciné, je ne m’y sens pas souvent à l’aise. J’ai la patte hyperactive, j’ai chaud, je suis tanné de ne pas bouger, je suis mal assis, c’est bruyant. Alors je ne vais pratiquement jamais au restaurant ou dans les cinés.

      Mais je ne me prive pas dans d’autres domaines, comme les voyages. (Et on fait notre épicerie la plupart du temps en voyage ou mieux on visite les marchés publics).

      Bref, toute la philosophie derrière l’indépendance financière, d’après moi, se résume à couper brutalement les dépenses et activités qui ne nous apportent rien sur le plan personnel, pour pouvoir dépenser plus sur ce qu’on aime, autant en temps qu’en argent.

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