Viser l’indépendance financière est risqué!

Chercher à atteindre son indépendance financière est risqué! Épargner, mettre de l’argent de côté, viser la règle du 4% (ou 3.5% ou des dividendes rapportant l’équivalent), mettre l’essentiel de son épargne dans les marchés financiers, analyser ses chiffres, calculer, calculer et encore calculer. Tout ça ne va pas vous protéger du plus grand risque: celui d’avoir travaillé trop longtemps dans une job que vous détestez.

Je suis le premier coupable. J’ai attendu. Un peu de padding ici, un peu de sécurité là, on arrondi les chiffres de l’actif vers le bas, on arrondi les dépenses vers le haut. Avant de finalement prendre ma décision, j’ai hésité: et si je mettais un autre 100,000$ de côté? Juste une année de plus!

Le petit motton dans l’estomac à penser que je vais quitter et ne plus jamais avoir de revenus! Et si le marché crashait le lendemain? Les pensions gouvernementales, on ne peut pas compter là-dessus, quand je serai rendu là, il y aura longtemps que les fonds seront épuisés! Et si le futur était complètement différent du passé? Peut-être qu’on vivra une période pire que la Grande Dépression! Peut-être qu’il y aura une troisième guerre mondiale reléguant les deux grandes guerres au niveau d’une chamaille de cours d’école en comparaison!

Si ça arrive, mes finances ne seront pas mon principal souci

Il y a plusieurs raisons qui expliquent pourquoi les gens endurent des jobs de merde, qu’ils haïssent, jusqu’à 60 ou 65 ans. Bien sûr, plusieurs n’épargnent pas assez. Mais beaucoup épargnent trop. Beaucoup sont beaucoup trop pessimistes. La majorité des gens, en fait, sont pessimistes.

L’exemple de mes parents

Mes parents sont encore moins dépensiers que moi. Ce n’est pas qu’ils font particulièrement attention quand ils dépensent. J’étais découragé de les voir acheter pour 2500$ pour 4-5 stores quand ils ont meublé leur nouvel appartement.  Mais sinon, ils ne sortent pas, ne voyagent pas, ne boivent pas, n’achètent pratiquement rien. Ils passent 99.99% de leur temps à la maison. Ma mère avait une job qu’elle détestait. Elle a pris une retraite hâtive à l’âge de 57 ans. Elle n’en pouvait plus. Elle a toujours eu des problèmes de santé importants. Si elle avait pensé pouvoir partir avant, elle l’aurait fait plutôt que d’endurer ça. Je sais qu’elle a beaucoup souffert, même si elle ne se plaignait presque jamais. Ma mère a donc pris une retraite anticipée, de quelques années. Le problème? Elle aurait sans doute pu partir 10 ans plus tôt.

Ma mère travaillait dans le domaine de la santé. Elle a droit à une pension à prestation déterminée, garantie, indexée. Elle gagnait un bon salaire. Même en partant plus tôt que la retraite officielle, elle doit bien aller chercher 55% ou 60% de son salaire au moment de quitter. Et c’est BEAUCOUP plus que ce dont elle a besoin. Je parle juste de ma mère, parce que mon père était déjà invalide à ce moment. La retraite de ma mère officialisait donc la retraite de mes parents.

Pourquoi avoir attendu? Parce que mes parents ont essentiellement calculé leurs dépenses au moment de prendre la retraite, disons 30,000$ par an. Et pour payer 30,000$ par an, ils ont dû calculer que ça prenait une pension de 50,000$. Et donc, de travailler jusqu’à 57 ans.

Aujourd’hui, ma mère à 71 ans et mon père 68 ans. Depuis leur retraite, ils ont commencé à recevoir la pension du Canada. Mon père a commencé aussi à recevoir du RRQ, ainsi que de petites pensions provenant d’emplois précédents. (Mon père a eu une vie professionnelle difficile, entre chômage et multiples jobs peu payantes). Je suis sûr que tels des écureuils, ils avaient mis de l’argent de côté additionnel. Probablement dans des certificats de dépôt garantis. C’est sans compter qu’avec le fruit de la vente de la maison pour emménager en appartement, ils peuvent couvrir plusieurs années de dépenses. Et qu’ils n’ont plus de voiture.

Donc, pour déterminer sa date de départ, ma mère a pris un risque: celui de travailler trop longtemps, pour rien. Elle n’a pas considéré la Pension du Canada dans son calcul. Par exemple, elle aurait pu utiliser ses économies pour payer la différence entre ses dépenses et ses revenus d’emploi en attendant l’âge où elle est admissible à la Pension. Je suis certain qu’elle a exagéré les dépenses (des fois qu’on voudrait voyager, yeah right) et diminué les revenus (ils vont nous couper la Pension du Canada ou augmenter l’âge d’admissibilité à 70 ans!).

Et ce risque s’est avéré. Mes parents ont plus d’argent qu’ils n’en ont besoin, j’en suis persuadé.

Des risques à mettre en perspective

Étrangement dans la vie les gens sont prêts à prendre des risques qui mettent parfois leur vie en danger. Mais en matière de retraite, c’est comme s’il fallait se mettre à l’abri de tout cataclysme imaginable. C’est comme si le scénario d’une troisième guerre mondiale était plus effrayant parce qu’il met à risque notre portefeuille, plutôt que d’être effrayant à cause de l’horreur de la guerre elle-même. On veut se protéger pour que notre portefeuille survive à 99.9% des éventualités, mais, pourtant, on vit très bien avec l’idée que l’on puisse mourrir d’une grippe ou d’un accident demain.

Pourquoi le 1% de risque que notre portefeuille ne réussisse pas à soutenir nos dépenses prévues de retraite semble-t-il plus grave que le risque de développer un cancer? Pourquoi est-on prêt à ruiner notre santé et augmenter les risques d’une crise cardiaque (ou une dépression, ou un burn-out, ou de développer des problèmes de santé chroniques) afin d’éviter le scénario où on arriverait short de 1000$ de revenus annuels? Avez-vous déjà pensé à ce fait ridicule?

Pour réduire le risque de manquer d’argent pendant leur retraite, les gens préfèrent continuer à travailler dans un emploi qui nuit à leur santé et augmente leur risque de mourir.

On dirait que l’inconnu en matière financière fait peur de façon disproportionné par rapport au risque réellement encouru. Tu voulais dépenser 30,000$ pis finalement, fuck, ça sera juste 26,000$. So what?

AHHHH! Je voulais dépenser 30,000$ par an et je ne pourrai finalement dépenser que 26,000$!!!

Une vision pessimiste du futur

Parce qu’on exagère les conséquences d’un événement futur sur ses finances, on tend également à exagérer les risques que cela arrive.

Quel est le risque réel que le RRQ et la Pension du Canada soient coupés de façon substantielle? Pensez aux conséquences d’une telle mesure prise par le gouvernement! Voir qu’ils laisseraient complètement tomber des millions de personnes âgées. Cette éventualité n’est pas qu’improbable, elle est virtuellement impossible. Qu’il y ait des coupures ou un gel? Possible. Que l’on augmente l’âge de la retraite à 67 ans ou 70 ans ou 72 ans? C’est même assez probable. Mais couper complètement ou même de plus de 25% ? Les conséquences pour le gouvernement de poser un tel geste seraient désastreuses. Pour en arriver là, je peux vous garantir que vous aurez bien d’autres ennuis, beaucoup plus graves. Ça signifierait qu’il n’y plus d’argent pour les hôpitaux et la sécurité publique. Qu’il n’y aurait plus de dépenses en infrastructures. Car c’est évident que le gouvernement couperait là en premier AVANT de jeter à la rue des millions de tits vieux comme moi!

C’est quoi la probabilité réelle qu’un événement perturbateur survienne?

Quel est le risque réel d’une autre Grande Dépression ou d’une Troisième Guerre Mondiale? Ici, c’est plus difficile à dire. Tout ce que je peux dire, c’est qu’à mesure que l’Histoire progresse, les choses semblent aller vers moins de guerres, moins de cataclysmes pour l’homme. On est mieux outillés pour faire face à une nouvelle épidémie de grippe espagnole. On comprend mieux les systèmes financiers pour éviter une Grande Dépression. On ne le saura peut-être jamais, mais cette compréhension nous a peut-être sauvé d’un tel cataclysme en 2008-2009. Qui sait ce qui serait arrivé à une autre époque? Évidemment, ça ne nous protège pas à 100%. Mais j’aime à penser que l’être humain retient quand même quelque chose du passé. Qu’on peut éviter une nouvelle grande guerre ou une Grande Dépression, grâce à la connaissance acquise. Je suis peut-être naïf, mais la plupart des études démontrent qu’en général, la tendance est vers un monde moins risqué, tendance qui continue depuis des millénaires. L’augmentation continue de l’espérance de vie n’en est qu’une illustration.

La tendance à se blinder

Les conséquences de l’exagération du risque et de l’exagération des conséquences du risque nous porte à nous blinder. Voici comment je me suis personnellement blindé:

  • j’ai largement ignoré la Pension du Canada et le RRQ de mon calcul. Je le considère pour me rassurer, mais les revenus provenant de ces sources ne sont normalement pas nécessaires à mon indépendance financière
  • j’ai considéré que je n’aurais pas de revenus d’emploi, même si je quitte au début de la quarantaine et que je suis tout à fait apte à l’emploi. Non seulement il était très probable que j’aie des revenus d’emploi entre 42 ans et une retraite plus normale à 65 ans, mais il était encore plus probable que je le fasse si la nécessité m’y avait poussé!
  • j’ai considéré que mes dépenses seraient similaires à celles des 5 dernières années. En somme, c’est comme si toute ma vie j’allais faire un voyage aux 3-4 ans, que toute ma vie j’allais avoir une voiture, que cette voiture me coûterait la même chose (même si à la retraite j’allais avoir des besoins de transport réduits), que mes loisirs seraient les mêmes, etc. Hypothèse raisonnable au départ, mais les études montrent qu’après une augmentation initiale des dépenses, la plupart des retraités réduisent leurs dépenses par la suite, de sorte qu’en moyenne elles sont bien moindres que les dépenses précédant leur retraite. Encore une fois, ce serait d’autant plus vrai si la nécessité nous y poussait!
  • j’ai utilisé une règle de 3.5% (qui s’est avéré être 3.35%, car quand j’ai atteint ce 3.5%, j’ai aussi paddé en donnant six mois de pré-avis à mon employeur), qui selon des simulations basées sur des données historiques donne grosso modo 100% de taux de succès. Même si ce n’est pas 100% de succès parce qu’on ne connait pas le futur, est-ce vraiment nécessaire de chercher 100%? Est-ce que 95% ou même 90% serait suffisant? N’y a-t-il pas d’autres risques dans ma vie avec des conséquences bien plus graves et avec lesquels j’arrive pourtant bien à vivre?

Le risque réel: travailler pour rien

Le risque réel, c’est de travailler trop longtemps pour rien. On se blinde contre le 1% que quelque chose de cataclysmique se produise et dont les conséquences seraient la plupart du temps gérables, et ce faisant, on a 99% des chances de travailler trop longtemps, inutilement.

Mais Jack, travailler inutilement, c’est si grave? Pas nécessairement. Il y a des gens qui aiment leur job. Ça se peut. Mais, honnêtement. Combien d’entre vous garderaient leur job s’ils gagnaient le million? Si vous faites partie de cette catégorie, je suis étonné que vous lisiez cet article. La plupart des gens, s’ils gagnaient à la loterie, quitteraient leur emploi.

Ça ne signifie pas qu’ils ne travailleraient jamais plus.

Je suis comme un gagnant à la lotto. J’ai gagné mon indépendance financière. Et je travaille, parfois. J’ai pris un contrat cet automne. Je regarde pour en prendre un autre, avant de partir plusieurs semaines en Europe cet hiver. Avec l’argent supplémentaire, on a un peu upgradé les hôtels (on a également diminué la durée du voyage). Mlle Jennie sera en sabbatique pour sept mois à partir de février. On a pas encore de plan précis. Si la Bourse crashe, je pourrais écourter le voyage, prendre d’autres contrats, diminuer les dépenses.

Si l’on traverse une Grande Dépression, on pourrait échanger la maison contre une plus petite maison. Je pourrais échanger la voiture contre une plus petite voiture. Ou même me passer d’une voiture.

Au pire, ma conjointe pourrait payer une partie plus grande des dépenses. Après tout, présentement, c’est moi qui paie une plus grande partie des dépenses étant donné que mon revenu potentiel est plus élevé.

Et je suis confiant qu’à mes 65 ans, je pourrai tirer des revenus du RRQ et de la Pension du Canada, peu importe ce qui arrivera. Peut-être des revenus moins élevés qu’aujourd’hui, mes des revenus quand même.

C’est presque une thérapie cognitivo-comportementale sur l’avenir de nos finances que je suis en train de nous faire faire.

19 réponses sur “Viser l’indépendance financière est risqué!”

  1. C’est un article TRÈS intéressant. Dans l’histoire de vos parents, je reconnais mes propres parents. Mon père a travaillé toute sa vie depuis ses 17 ans pour une société d’État. À 52 ans, il était admissible à prendre sa pleine pension, sans pénalité. Il avait (il a toujours, bien entendu) un fond de pension à prestations déterminées et indexé au coût de la vie. Sa pension « brute » lui donne moins que ce qu’il gagnait lorsqu’il travaillait, mais au « net » (sans les cotisations à l’assurance emploi, RRQ, RQAP, syndicat, etc.), il gagne le même montant à sa retraite que lorsqu’il travaillait. En plus, il a acheté des REER de la FTQ pendant une bonne partie de sa vie active. Il aimait bien son travail, mais dans les dernières années, il commençait à être un peu malheureux : il aimait moins les gens avec qui il travaillait, il trouvait long et ennuyant le transport pour aller et revenir de son travail, etc. Malgré tout cela, il a continué à travailler jusqu’à 55 ans. Ce sont 3 années où il a continué à travailler pour rien. Et même à 55 ans, il n’était pas encore certain de prendre sa retraite. Il a hésité longtemps…

    Alors oui, je suis d’accord avec vous, on (je généralise en disant « on ») sous-estime nos revenus et on surestime nos dépenses, et par conséquent, on préfère continuer à travailler dans un emploi qu’on n’aime pas (ou qui nuit à notre santé).

  2. Merci pour le commentaire! Pleine pension à 52 ans, c’est quand même superbe. Dans un tel cas, il y a encore moins de raisons de rester!

  3. Je trouve ton article excellent. J’aurais d’ailleurs aimé en rédiger un similaire.

    Personnellement, je considère qu’il y a beaucoup d’énormités qui se disent et se propagent au sujet du fameux montant nécessaire pour prendre sa ‘’ retraite ‘’. À ce chapitre, on voit souvent passer la fameuse mention du 70% de son revenu annuel brut des 3 dernières années, mais encore?

    Concrètement, je trouve que ça ne veut tellement rien dire. Pourquoi se baser sur les revenus plutôt que sur les dépenses réelles et anticipées?

    Ça demande une analyse tellement plus exhaustive et personnalisée de chaque dossier pour en arriver à en tirer une évaluation précise et exacte.

    Tsé, au final, il y a un paquet de facteurs et de variantes à considérer :

    Dans combien de temps les pensions gouvernementales embarquent?

    Quand est-ce que la personne peut commencer à retirer la pension de sa job?

    Comment évoluera le train de vie à la retraite?

    Est-ce que la personne va conserver sa maison et sa voiture?

    Est-ce que la personne pourrait travailler à temps partiel pour arrondir les fins de mois?

    Est-ce possible d’optimiser les placements et la fiscalité?

    Quelle est la situation financière du conjoint/conjointe?

    Comment est immobilisé le cash? Quelle partie de l’argent est net d’impôt et liquide?

    La personne peut-elle considérer l’hypothèque inversée en dernier recours?

    Bref, il ne faut pas ‘’ faire simple ‘’ et bien prendre le temps d’analyser sa situation afin de prendre une décision éclairée.

    Dans ma famille, mes grands-parents, des deux côtés, ont travaillé dur et fort toute leur vie et tout ce qui leur est resté à la fin, c’est leur maison payée + un terrain dans un cas et un petit chalet dans l’autre cas. Un de mes grand-père avait d’ailleurs été obligé de faire faillite dans le temps après s’être fait arnaquer par un acheteur qui ne l’avait jamais payé. Peu après, il était tombé malade et n’a jamais été capable de travailler aussi fort qu’avant (des semaines de 80-90h). Au final, ce n’était pas beaucoup d’argent accumulé en regard de tous les efforts déployés au cours de leur vie. De ce fait, lorsque mes grands-pères sont décédés, mes grands-mères ont surtout vécues sur les pensions des gouvernements.

    Pour mes parents, c’est leur divorce qui a été extrêmement coûteux. Ma mère a vraiment lessivé mon père et elle a pris tout ce qu’elle a été capable de prendre (passé la gratte), ce qui fait que mon père, après avoir donné une bonne partie du patrimoine à ma mère ainsi que payé les frais d’avocats, de comptables, de fiscalistes est reparti pratiquement à zéro, dans la quarantaine avancée. Au moins, il n’avait pas de pension alimentaire à payer pour les enfants, car nous étions majeur! Pas mal tout ce qu’il a réussi à garder, à ce moment-là, ce sont ses parts de l’entreprise qu’il espère pouvoir revendre à bon prix un jour et réussir à se créer ainsi un fond de pension.

    Alors, pour ma part, je n’ai pas vraiment peur de la fin du monde (de toute façon, je serais mort lol), mais c’est plutôt les événements communs de la vie (divorce, faillite, maladies, pensions alimentaires, etc) auxquels je porte davantage attention et qui en mon sens, ont plus de probabilités de survenir pour contrecarrer les plans de liberté financière de quelqu’un.

    Mais oui, les gens sont généralement très (trop) prudents et ciblent mal leurs besoins versus leurs désirs, alors ils dépensent beaucoup plus qu’ils le devraient normalement et ça retarde la retraite de plusieurs années.

  4. Ah oui c’est un bon point Maxime, je n’en ai pas parlé: les risques personnels sont bien plus probables (divorce, etc.) que les catastrophes hors de notre contrôle. Il reste la maladie qui est une catastrophe personnelle que j’ai de la difficulté à évaluer. Je ne sais pas dans quelles circonstances la maladie pourrait nuire sérieusement à une retraite (quelle maladie coûte cher et n’est pas couverte).

    Tu parles d’hypothèque inversée, ça me fait penser que c’est un autre « blindage » supplémentaire. C’est de l’actif dans lequel on peut puiser, particulièrement en fin de vie, si jamais le bas de laine est en train de s’épuiser.

  5. MrJack,
    Excellent article. Jason Fieber de mrfreeat33.com a écrit sur le sujet récemment. Quelle est la pire chose qui pourrait arriver?
    Au pire, tu retournes travailler à temps plein, ce que tout le monde fait de toute façon. Oh.. t’auras ptete pas ta job à 100k… les même collègues, le même bureau mais so what? Ok t’auras ptete juste 2 sem de vacances au lieu de 5… mais tu pourrais aussi choisir de travailler à temps partiel!

    J’ai tellement hâte de me libérer de ce fardeau du 9 @ 5 à temps plein que je ne crois pas que je vais overpadder trop. Mais bon… la peur c’est puissant!

    Reste qu’on ne peut pas se blinder contre l’inconnu.

    Je vais essayer de suivre mon budget plus serré cette année mais en dehors de mon hyp, je ne dépense vraiment pas bcp…

    Ce qui coûte le plus cher dans notre société c’est la beauté artificielle. Avoir toujours tout neuf… vêtement, auto, maison, planchers, meubles… si t’acceptes que le plus vieux peut aussi être beau à sa façon, c’est plus facile. 🙂

    1. Exactement! La pire des situations, c’est que tu retournes travailler un peu, ce que tu aurais fait de toute façon si tu ne vises pas l’indépendance financière jeune et/ou que tu es un grand consommateur! Ce n’est pas la fin du monde, non? À mon (notre) avis, ça vaut la peine de prendre ce petit risque, s’il y a bel et bien un risque…

  6. C’est aussi un beau paradoxe que tu démontres. Les gens vont gagner 1 million ou, du moins, un gros lot significatif et vont effictivement songer à quitter leur emploi.

    En contrepartie, si de ton côté tu joues à l’écureuil intelligent et que tu te mets de côté, au fil des ans, un gros montant qui te permet de quitter plus tôt, les gens ne comprendront pas et vont te juger de quitter ton emploi si tu as moins de 55 ans par exemple.

    Si tu le gagnes via le fruit d’une lotterie, d’une taxe volontaire étatisée sur la stupidité et le désespoir, c’est legit, mais si tu lépargnes et l’investis intelligement tu deviens automatiquement louche et suspect comme si tu n’avais pas le droit de faire ça!

    Beaucoup vont donc attendre les pensions gouvernementales ou celle de leur employeur (pour ceux qui en ont), mais ça demeure toujours un gros risque, car un employeur privé peut aller jouer dans les pensions et le gouvernement peut aussi modifier un peu les règles du jeu en cours via des petites mesures comme repousser l’âge des prestations.

    Quand ça se parle, on voit les gens aller sacrer contre les libéraux et les conservateurs sur les réseaux sociaux. Beaucoup de gens d’une cettaine génération croient encore au modèle de l’état providence et du gouvernement qui prendra soin d’eux pour leurs vieux jours. Ils ont l’impression qu’ils ont signé un pacte  » impôts élevés contre services élevés  » dur comme fer qui perdurera à jamais alors que dans la réalité ce n’est pas tout à fait comme ça que ça fonctionne, car tout est encrypté dans un système qui suit ses propres règles de fonctionnement et si tu ne fittes pas dans les critères, que tu ailles cotisé ou pas toute ta vie et soit allé à l’église chaque semaine, Ti-Jo le Fonfon il s’en sacres-tu ben lui, il ne te connait même pas… Il y a donc beaucoup de naïveté chez les gens.

    Je trouve donc que c’est beaucoup moins risqué de se fier sur soi-même via un plan bien ficelé.

  7. En même temps, je vois ça comme une forme de diversification, d’avoir du RRQ, Pension du Canada, mon portefeuille, ma maison, et mon minuscule fond de pension (estimé à environ 10k$ de valeur). Donc oui la majorité de mes fonds autogérés, mais une petite partie d’une autre source, garantie, gérée par quelqu’un d’autre.

    J’avoue que c’est poche que ta retraite puisse être affectée par la faillite d’une entreprise comme Sears (d’ailleurs, mon père est un ex-employé de Sears, quelques années seulement, je ne lui ai pas demandé s’il était touché).

    Ceci dit, côté gouvernemental, je serais très, très surpris que des changements affectent grandement les retraités. Le poids politique des retraités sera bientôt énorme. Je pense bien que si une chose se dessine, c’est que les jeunes vont payer pour au contraire améliorer la condition des personnes âgées. (ça sera pas dit de même, mais la Pension de Vieillesse du Canada, c’est payé directement pas les impôts, donc surtout les travailleurs).

    Il y a déjà des réformes pour améliorer les fonds de pension, pour l’instant ça ne touche qu’au RRQ et l’équivalent dans le ROC, et c’est sur une base tu cotises/tu reçois, mais il y a des pressions pour augmenter la Pension de Vieillesse de base ainsi que le Supplément de Revenu Garanti.

    C’est pour ça que personnellement je suis plutôt optimiste de ce côté, je pense que le cynisme ambiant fait que beaucoup de jeunes considèrent qu’ils n’auront pas droit à ça, mais la probabilité que ça arrive est infime à mon avis.

    J’aime bien les simulateurs comme cFireSim pour cette raison, ça permet d’inclure des éléments dans le scénario, de type: je vais recevoir x$ de RRQ telle année, y$ de Pension de Vieillesse telle année, je vais vendre ma maison telle année et mes dépenses vont donc augmenter de z, etc. Pis comme je suis quand même prudent malgré tout ce que j’ai dit dans cet article, le 10000$ de RRQ+Pension de Vieillesse que j’utilise, il est arrondi vers le bas 🙂 probablement + autour de 11000$ ou 12000$ et ce, si je ne cotise jamais plus au RRQ. Donc ce chiffre survivrait à plusieurs années de « gel » des montants (pendant que l’inflation gruge), ce qui est un scénario plus probable qu’une coupure.

  8. Ce serait logique que les gouvernements prennent soin d’une grande partie de leur électorat que représentent les personnes âgées.

    Je ne pense pas que les pensions soient éliminées, mais ça se discute de repousser l’âge de la retraite et/ou augmenter les cotisations des travailleurs.

    La génération actuelle et future de travailleurs vont probablememt payer très cher pour les promesses qui ont jadis été faites. En plus de l’endettement croissant de l’état.

    C’est un peu pour ça que c’est moche d’être un simple salarié, parce que tu as l’impression de te faire pomper ton chèque de paie et de payer pour les autres.

  9. Discussion très intéressante! Je reviens justement d’un souper de départ à la retraite d’un collègue et c’est fou comment les gens ne savent pas de quoi ils parlent quand ils parlent de retraite… c’est tellement nébuleux, vague, énigmatique. En plus, on a un fonds de pension à ma job et les gens réfléchissent vraiment juste en fonction de ça comme si c’était impensable d’épargner en dehors du fonds, d’investir à la bourse ou en immobilier… comme si c’était une loi et que l’enfreindre était gravement puni. J’avais encore une fois l’impression de me retrouver au milieu d’une gang de voisins gonflables qui comparaient leurs voyages et nouveaux achats. Il m’est à nouveau passé par la tête « mais pourquoi t’es pas devenu électricien ou charpentier au lieu d’universitaire assis dans un bureau… » pendant qu’un de mes collègues me montrait ses nouvelles laveuses sécheuses frontales à 3500$… je lui ai demandé distraitement si ça pliait, repassait son linge et le rangeait à ce prix là?

    Le bonhomme quitte à la retraite avec un revenu de pension de plus de 100k par an à plus de 60 balais… super cool! Tu vas faire quoi avec tout ce pognon? T’acheter un jeu de carte en or pour jouer à la dame de pique parce que dans 4-5 ans tes rhumatismes vont être si prenant que tu vas pu être ben ben tenté de faire le tour du Costa Rica à vélo comme t’as tjrs rêvé.

    Il aurait pu sacrer son camps à 50 ans avec 50k de revenus indexés ça aurait été plus brillant selon mon point de vue.

    Il y a un moment dans la vie où plus d’argent n’apporte plus grand chose. T’en as juste plus usage… Quand ton corps commence à être fatigué. Quand tous les ti bobos sortent… Tu vas juste te le faire bouffer à coup de 12000$ par mois par le propriétaire de la maison de retraite dans laquelle tu attends la mort.

    Les gens se prévoient de grands rêves pour leur retraite mais semblent oublier qu’à partir de 65 ans, le corps de pas mal tout le monde n’est plus aussi frais qu’à 40 ans et ça, c’est quand la tête est encore là. Oui, il y a des bonnes femmes de 86 ans qui montent l’Everest et font du parachute mais mettons que c’est pas la norme!

    Moi je trouve ça excessivement risqué de viser une retraite à 65 ans ou plus. C’est prendre le risque très élevé d’avoir tout planifié ça pour rien.

    À 40-45 ans, les chances sont assez bonnes de pouvoir réaliser encore bcp de choses. Mais à 65… ???

    J’ai 36 ans et déjà je sens que je n’ai plus 20 ans. Il y a bien des choses que je faisais à 20 ans que je ne ferais plus aujourd’hui avec grand plaisir… je m’imagine mal faire des road trips à 70 ans et tripper comme à 20 ans. C’est ptete juste moi mais pas mal toutes les bonnes femmes et tous les bonhommes de 70 ans que j’ai connu passaient la majeure partie de leur temps dans leur petite routine sécurisante (leur pharmacie, tite epicerie, tite emission, aller jouer une tite game de pétanque pis de carte avec Gilberte pis Gertrude, parler de la météo pis de leur mal de genoux…). J’ai jamais vu un bonhomme de 72 ans me dire yo dude on va tu faire un trek de 16 jours au Costa Rica?

    À mesure que le temps passe, sa valeur augmente car il en reste moins qu’il en restait et ça c’est sans compter qu’on ne sait jamais quand on va mourrir et dans quelle condition on passera le reste de notre vie.

  10. D’un point de vue plus général, même en oubliant le concept de retraite, je crois que beaucoup de gens vivent dans le passé ou dans le futur.

    On repousse à la retraite ce qu’on veut faire, car on a plus d’énergie après notre journée et que la routine tue notre envie de réaliser des projets. On s’enfonce dans de petites activités plutôt passives: écouter la télé, browser, facebooker, jouer à un jeu sur sa tablette, discuter sur un blogue 😉 Pis on se dit qu’un jour, à ma retraite, je vais faire ceci et cela.. mais des années de ce mode de vie nous transforme. À 65 ans, c’est tough d’ouvrir à nouveau ses horizons et briser 40 ans d’un mode de vie qui était du connu.

    Bien sûr, ça se fait (et je connais aussi des gens qui travaillent dans une job de bureau et qui réalisent plein de projets fascinants, tant mieux pour eux), mais la majorité des gens peineront à y arriver… au moins, en faisant le changement à 40 ans, on a du temps pour décompresser d’abord et envisager l’avenir comme une nouvelle vie.

  11. Perso, ça me fait rire.

    L’autre jour, à la radio, j’entendais un planificateur financier dire qu’il avait perdu 10 000$ US, parce qu’il avait acheté du Bitcoin sur une plateforme quelconque, mais que pendant la nuit ça avait assez baissé pour que son prêt soit rappelé et il a perdu son 10 000$. Il disait que c’était le prix pour apprendre et que ça faisait juste qu’il ne pourrait pas acheter son VTT tout de suite. lol

    Hier, à la même station, il y avait une ligne ouverte avec du monde qui appelaient pour dire qu’ils n’étaient pas capable d’arriver avec des salaires combinés de 80-90-100 000$ + allocations familiales! Pas en mettre de côté, mais juste arriver à payer les comptes courants!

    Tsé, y’en a un paquet qui font rien pour s’aider et les  » nouveaux pauvres  » c’est une frange de cette classe moyenne qui consomme beaucoup et qui est très endettée.

    1. Quoi? Avec des salaires familiaux de 80-100k$, ils ne sont pas capables d’épargner? Tu aurais dû appeler Maxime, tu aurais laissé bouche bée beaucoup de gens…
      C’était à quel poste de radio?

    2. Faut pas écouter les lignes ouvertes à la radio. Des fois je le fais pour briser un peu mon silence quotidien, car je passe une bonne partie de mes journées seul. Mais sur l’heure du midi, avec les lignes ouvertes, ça me décourage.

      Non seulement la majorité des gens qui appellent sont carrément idiots, mais bon, l’idiotie, on peut leur pardonner, c’est pas leur faute. C’est la mauvaise foi qui me tue et le négativiste, genre tout est de la marde, et c’est rendu si et si, on se fait voler par le gouvernement, gna gna gna, pis ça, ça explique pourquoi j’ai raté ma recette de biscuit hier.

      Je dis pas qu’il y a pas des choses qui vont moins bien qu’avant, mais les gens ont la mémoire courte. Ils se rappellent pas qu’en 1993 le taux de chômage était à 13%, que les impôts grimpaient parce que la dette du Canada était hors contrôle, que la TPS venait d’ajouter un fardeau à l’un des pires moments pour bien des gens, que le parc immobilier était dans une léthargie totale et que, bien que les maisons n’étaient pas chères, elles faisaient dures en maudit et que beaucoup de logements en location étaient des taudis, etc. Au moins le CH avait gagné une coupe Stanley, c’est peut-être ça que ça prend.

      Mais bref, le niveau de vie en général, aujourd’hui, est incomparable à ce qu’il était il y a même 25 ans. Et il y a 25 ans il était sans doute mieux que 25 ans avant.

      Et plus on avance dans le temps, plus le niveau de vie s’améliore, c’est normal. Mais ça veut dire aussi qu’il est de plus en plus facile de se dégager une marge de manoeuvre. Ça veut dire que les besoins de base, se loger, se nourrir, s’aimer, occupe une proportion de plus en plus petite de notre budget. Et donc, qu’on peut se passer de bien des affaires si on le veut vraiment, et épargner. Un luxe que nos grands-parents (ou arrières-grands-parents si vous êtes plus jeunes) n’avaient pas.

  12. @Retraite101: C’était à RadioX pendant l’émission à Jeff Fillion. Tu peux l’écouter en podcast sur leur site internet si jamais ce segment en particulier t’intéresse.

    @MrJack: Ouin, effectivement, c’est pas toujours la crème de la crème qui appelle dans les lignes ouvertes. Ce que j’aime à la radio c’est surtout lorsqu’il y a des chroniqueurs spécialisés qui m’apprennent des choses sur la politique ou l’économie par exemple, mais quand c’est juste de l’opinion en tant que tel pour vanter un tel ou blaster un autre, je trouve ça moins intéressant.

    Concernant ton autre affirmation, c’est clair que de devoir consacrer une moins grosse part de son budget pour combler ses besoins essentiels aujourd’hui, ça donne l’opportunité aux gens de consommer davantage et de maintenant se tourner vers leurs désirs. Sauf que de chercher à combler tous ses désirs, ça peut devenir une quête quasi interminable lorsqu’on se lance dans la Grande course aux bébelles! Y’a toujours possibilité d’avoir plus gros, plus robuste, plus étincellant, plus récent, plus cher…. J’veux dire, à la limite, je pourrais chier dans une toilette en or que j’en serais pas plus satisfait. Jene comprend pas l’objectif de cette quête sans issue et je ne vois pas cela comme du progrès. C’est plutôt un piège lorsque l’assouvissement des ses désirs se fait à crédit. Une bonne partie de ce que l’on voit et qu’on perçoit comme la norme sociale est d’ailleurs une grosse illusion soufflée par la crédit. Les gens ne sont pas aussi aisés qu’ils le paraissent, seulement très endettés. Pia y’a personne qui me félicite lorsque je mentionne que j’ai maximisé mon REER cette année, mais on me  » félicite  » lorsque je change de voiture, que je passe d’un tas de feraille à un autre. Ça démontre bien le conditionnement et l’intérêt des gens en général.

  13. Soit dit en passant, c’est un bel ajout tes images avec les commentaires.

    Un autre élément que je voulais mentionner est que c’est une grande force de réussir à planifier en fonction des scénarios probabilistes plutôt que des scénarios catastrophes. Parce que quelqu’un qui identifie et anticipe avec un relatif succès les facteurs de risque futur pourra se doter d’une planification actuelle beaucoup plus efficace. Quelqu’un de trop  » bohème / je fais confiance à la vie  » va rapidement se retrouver à manquer de ressources ou à devoir parasiter ses proches et la société, alors que quelqu’un de trop  » conservateur / j’ai besoin de 2-3 millions pour ma retraite  » va manquer le bateau pour bien de belles années à trop attendre!

  14. J’appelle ça l’optimisme/réalisme, c’est d’ailleurs ainsi que j’essaie d’envisager la vie en général. Être globablement optimiste et positif, tout en ayant des attentes réalistes.

  15. Mon père a pris sa retraite à 52 ans et fait plus d’argent clair à la retraite que moi en travaillant. J’ai dû recommencer ma vie à 30 ans (divorce) et mon conjoint à 40 ans. Nous sommes donc partis de loin dans nos finances et je me suis un peu battue avec mon conjoint au début pour qu’il sert plus d’argent dans ses réer. Il s’était fait dire par un conseiller financier qu’il mettait assez de côté dans son réer: 4% de son salaire à plus de 40 ans… J’avais beau parler, il ne m’écoutait pas . Un jour, après quelques années, je me suis fâchée et j’ai dit « à partir de maintenant, tu mets tant de côté pour ton réer ». Il n’était pas certain que cela rentrait dans le budget. Je lui ai fait vite comprendre que s’il ne changeait pas de bord son bâteau, il devrait travailler jusqu’à sa mort. Nous étions donc à reprendre le tout en main lorsqu’il s’est blessé. Cela pourrait être pire, nous avions eu le temps de liquider toutes nos dettes à l’exception de l’hypothèque.

    Dans notre cas, nous ne planifions pas partir avec beaucoup d’argent car je suis la seule qui en gagne maintenant et je ne peux plus en mettre de côté autant qu’avant… Nous arrivons à maximiser les rééé des enfants. Je ne peux pas cracher sur 30% de revenus assurés. De cette façon, je suis certaine que les enfants pourront aller à l’école plus tard et je récupérerai notre cotisation pour la mettre dans le reer de mon conjoint. Je fais donc d’une pierre 2 coups: de l’argent pour les études des enfants et pour la retraite de mon conjoint. Cela ne se fait pas sans faire les choix requis.

    Dans les circonstances présentes, je ne pense pas pouvoir prendre ma retraite avant 60 ans dans ses circonstances-là. En attendant, je mange bien et évite de mettre des produits pour m’empoisonner afin d’avoir une meilleure santé que mes compatriotes à cet âge-là et pouvoir en profiter.

  16. La retraite précoce est encore très marginale. Personne de mon entourage ne m’a jamais parlé de ça. Par ailleurs, mes parents étaient fonctionnaires et ont une aversion pour le risque. Et, ce n’est pas le conseiller financier à la banque qui va en parler. On a peur de l’inconnu!

    Pour ma part, c’est seulement quand j’ai découvert les blogues américains, il y a environ 3 ans, que j’ai réalisé que c’était possible. Autrement, je travaillerais encore.

    D’ailleurs, j’aurais pu me retirer un peu avant. C’est surtout le coût d’opportunité qui me dérangeait. Alors que j’atteint mon salaire le plus élevé, mon poste le plus important, j’arrête?

    Or, c’est une fois qu’on est retraité qu’on réalise que le monde n’arrête pas de tourner. La vie suit son cours et les peurs disparaissent.

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